Bonjour, Chers(es) Amis(es),
Aujourd'hui, je suis ici,
pour vous parler de mon petit garçon
qui est si petit et très mignon.
J'ai appris qu'il avait une maladie,
une maladie nommée: «la Trisomie».
Tout au long de mon histoire,
s'il vous plaît, faites comme moi, gardez espoir.
Quand mon petit bébé est né,
le médecin est venu me rencontrer,
pour m'annoncer que mon enfant, mon garçon,
aurait la possibilité d'être trisomique...
Tout de suite, j'ai eu la panique,
je voulais savoir ... avoir plus d'information.
Alors une longue semaine s'est écoulée,
tous ces jours à espérer
que mon fils soit normal,
je n'avais plus de moral.
J'ai eu de plus amples explications du médecin,
le lendemain.
Il m'a dit qu'il serait plus lent,
qu'il fallait prendre le temps,
de lui montrer, de lui apprendre, de lui parler,
car c'est ça la Trisomie...
Le diagnostic est entré,
mon fils a la maladie.
Tout de suite, le sentiment de culpabilité,
de haine, d'ennui
envers moi et la vie... ont ressorti.
Je ne savais plus à qui parler...
Seule assise dans le noir,
dans ma chambre d'hôpital,
j'étais perdue et j'avais mal,
alors je suis allée marcher dans le couloir.
Je me demandais ce que j'avais fait au Bon Dieu,
pourtant cette fois, j'avais fait de mon mieux...
L'autre grossesse d'avant, j'ai perdu mon bébé,
car je n'ai pas su l'écouter.
Des jours, des matins et des nuits,
se sont défilés.
La seule chose dont j'avais envie
c'était de tenir mon petit bébé.
Je vis dans la peur,
de ne pas reconnaître ses pleurs.
Je me demande parfois,
si j'aurai la force et la foi
de passer au travers
demain comme hier.
Pour tous les parents du monde entier,
dites-vous que ces enfants ont besoin d'être aimé.
Aujourd'hui, Yohan est plus vieux
et quand je regarde dans ses petits yeux,
je ne vois qu'un rêve précieux,
celui de rester heureux!
De maman Patricia XXX ...
Septembre 1995