Note au lecteurs



Note au lecteur,

Je vous remercie pour votre intérêt pour notre site, que nous voulons actuel et constant dans ses mises à jour.

Plusieurs thèses seront progressivement versées dans cette rubrique du menu.  Toutes s’inscrivent dans les Sciences de l’Homme, dont la pluridisciplinarité interne constitue les Neurosciences.

Cette thèse de Doctorat ès Lettres et Sciences Humaines intitulée : « Contribution à la recherche en orthophonie – L’aphasie en milieu hospitalier algérien – Étude psychologique et linguistique », a été soutenue le 18 décembre 1986, à Paris 3-Sorbonne Nouvelle, devant un jury constitué par :

-  David Cohen (École des Hautes Études & Paris 3) : Directeur (linguiste, orientaliste, théoricien de  l’aphasie)

- Adamschewski  (Paris 3) : membre (phonéticien)

- B. Ducarne (UFR P. & M. Curie) : membre (psychologue clinicienne, neuropsychologue)

- D. Grid (CHU Mustapha) : membre (neurologue)

- F. François (Paris 5) : membre (linguiste).

Je n’ai pas pu me consacrer à sa publication, travail qui m’aurait freinée dans la réalisation de mon projet initial : fonder la chaire et le métier d’orthophonie qu’elle me permettait  de fonder. En effet, dès le lendemain de sa soutenance, je déposai, à l’ex-ISS de l’Université d’Alger (Carroubier), le Projet du Magistère d’Orthophonie du 02 janvier 1987. Source du corps pédagogique spécialisé répandu à l’échelle nationale, ce Magistère laisse place, aujourd’hui au Master d’Orthophonie Spécialité Neurosciences Cognitives.

Dans les années 80, le micro n’existait pas. Je n’espérais pas, un jour, pouvoir faire saisir intégralement cette thèse, vu la complexité et la rigueur des schémas, des tableaux et surtout de la transcription phonétique des tests et des performances, régie par ses règles théoriques.

Entre la saisie et la correction des transcriptions, se sont écoulés 10 mois. Je clos ce travail le 18 octobre 2011.

À présent, l’orthophonie en Algérie a conquis la place qui lui revenait et l’étape actuelle et future de nos travaux consiste en l’inscription de ses recherches dans l’actualité : les Neurosciences et les Sciences de l’Homme, thème de nos activités, en cette quatrième tranche de l’évolution de notre Parcours, dont les trois premières (1979-2000) sont présentées dans les articles parus dans Le Soir d’Algérie du 30 novembre 2009 et dans Le Quotidien d’Oran du 27 décembre 2010 (en lien in CV).

La revue Sciences de l’Homme, dont les 04 premiers numéros ont été récemment lancés, en résume les premiers résultats.

Ainsi donc, sans cette thèse, je n’aurais pas pu faire de l’orthophonie une grande discipline académique, dotée de ses infrastructures de recherches, son Laboratoire, sa Formation Continue, ses revues scientifiques, ses Sociétés Savantes à l’instar de la Société Algérienne d’Orthophonie (SAOR) créée en 1992 et la Société Algérienne de Neurosciences (SAN), dont nous avons obtenu l’agrément en mai 2011, etc….

Au fur et à mesure de sa relecture, j’ai réalisé qu’elle reste bel et bien d’actualité, puisqu’inscrite dans autant de concepts, presqu’inconnus il y a 25 ans, comme la neurolinguistique, la neuropsychologie, les neurosciences, la psycholinguistique, les cognisciences, bref, le soin théoriquement justifié de syndromes-maladies du siècle.

Le jury qui m’a fait l’honneur de l’évaluer, pluridisciplinaire, reflète, d’ailleurs, lui-même, la triple composante de l’orthophonie : médecine + linguistique + psychologie ; ceci fut une première à la Sorbonne.

Tendance même de la thématique de notre Laboratoire, ce document en trois volumes de 700 pages, propose, aux générations actuelles et futures, un programme couvrant description-classification-explication-thérapie puisée du modèle explicatif, des déficits dus à une lésion acquise du cerveau. L’approche du déficit orthophonique se voulait, en effet, exhaustive.

  1. nouvelle définition de l’aphasie est également proposée, issue d’une réflexion progressive, allant de la façade signifiante du trouble, jusqu’à son arrière plan cognitif.

Le chercheur, l’enseignant, le praticien y trouveront un modèle de présentation de dossiers de cas, qui n’omet pas la restitution de leur suivi thérapeutique orthophonique neuropsycholinguistique, séance par séance.

La recherche n’a pas omis une ouverture vers la réflexion sur le graphisme chez l’aphasique analphabète, secteur inexploré en Algérie. Notre ex-étudiante BENRABAH Fadila (promotion de la fin des années 80, ayant quitté le pays), de par son mémoire de licence dans cette thématique, fit le bonheur des chercheurs canadiens, avec lesquels elle partagea cette nouvelle réflexion.

Cette thèse, que nombre d’étudiants m’ont empruntée, est donc, aujourd’hui, à la disposition de tous. Je souhaite qu’elle renforce, chez l’orthophoniste, le médecin et le psychologue, le sens de l’analyse et de la synthèse de données cliniques, à même de leur permettre de créer leur propre thèse.

La recherche avance depuis les années 80, nous exploitons, à travers les travaux que nous encadrons depuis plus de 30 ans, les projets nationaux et internationaux, … les caractères opératoires de la théorie cognitiviste préconisée à travers cette thèse unificatrice des syndromes, au niveau de l’approche scientifique et clinique de l’ensemble des troubles orthophoniques, quelle que soit leur origine et l’âge du patient.

En effet, restructurer l’espace-temps chez l’aphasique parce qu’il l’a perdu c’est remonter le cours du temps, puisque l’enfant acquiert l’espace temps depuis le premier cri et c’est dans l’espace temps que se déploient ses apprentissages.

Genèse versus contre genèse ; acquisition-apprentissages versus leur destruction dans un tableau neurologique fondent, dans l’univocité et la réciprocité, la démarche qui réhabilite la fonction la plus spécifiquement humaine de tous ceux qui l’ont perdue ou mal acquise.

Les techniques diffèrent d’un cas à l’autre, mais elles sont fondées sur un même principe théorique et il est d’ordre cognitif, spatio-temporel.

Pour l’heure, je suis heureuse de pouvoir vous proposer cette thèse, telle qu’elle fut écrite il y a 25 ans… Avec le recul capitalisé, j’ai du résister à la pulsion de reprendre certains points, en réécrire d’autres…  Sa reprise sous la forme de l’ouvrage que nous publierons prochainement, fera état de l’explication de la théorie et des diverses techniques qui en découlent, des syndromes neuropsychologiques fonctionnels et organiques chez l’enfant et chez l’adulte. Aujourd’hui, l’expérience permet de l’écrire.

D. Cohen, qui m’a fortement encouragée à le faire,  m’en a écrit la préface… il y a 20 ans...

Nacira ZELLAL, Alger, le 23 octobre 2011.

CI-APRES les 03 volumes de la thèse

Volume I
Volume II 
Volume III