Sciences Humaines et Sociales Pourquoi n’arrivent-elles pas à émerger en Algérie ?

L'Orthophoniste Pr Nacira Zellal

Par : Pr Nacira ZELLAL 

Directrice de l’Unité de recherches, neurosciences cognitives – orthophonie – phoniatrie Expert international en orthophonie et neurosciences Alger 2

Le concept de pluridisciplinarité, qui fait l’actualité des savoirs, en termes de neurosciences, sachant que c’est l’Homme qui fait la société et son économie, ne doit pas rester un vœu pieux. En effet, l’innovation conceptuelle à l’intérieur de ce paradigme pourrait porter haut les SHS en Algérie, où les compétences ne manquent pas.”

J’ai lu dans Liberté des articles ayant trait à la difficulté de s’imposer des sciences humaines et sociales (SHS). J’ajouterai, en tant que psycholinguiste et, donc, cognitiviste, “et de leur expression par les langues”. Je voudrais, dans le même journal, contribuer au débat, à travers l’introduction, dans l’analyse, de mon maniement du concept de “pluridisciplinarité”, dû à la création de la recherche scientifique en orthophonie, science née justement de la psycholinguistique. Cela veut dire que, sans philosopher ni rester dans le général, je vais citer en exemple de développement de ma démonstration ma propre expérience à la tête d’une chaire, au sein de l’université depuis 45 ans, et dans un laboratoire de recherche, depuis 20 ans. La recherche scientifique de ce département fraîchement créé (en 2015, projet nourri depuis 1979) s’épanouit à l’intérieur des neurosciences cognitives (thématique de l’Urnop), ou sciences de l’Homme, paradigme né il y a moins de 30 ans. En effet, la Chaire d’orthophonie occupe une part prépondérante en SHS, du simple fait qu’outre la médecine et la biologie, elle les intègre toutes. Voir, par exemple, les cursus des trois paliers des systèmes classique et LMD, en ligne (sites internationaux et de l’Urnop). 

En effet aussi, le concept de pluridisciplinarité, qui fait l’actualité des savoirs, en termes de neurosciences, sachant que c’est l’Homme qui fait la société et son économie, ne doit pas rester un vœu pieux. En effet, l’innovation conceptuelle à l’intérieur de ce paradigme pourrait porter haut les SHS en Algérie, où les compétences ne manquent pas, si la tendance suicidaire, omniprésente, ne prenait pas ce progrès neuroscientifique dont il est pour la première fois question en SHS en Algérie (1986, 2007, 2020), pour une menace. “Pour avoir un maximum d’ennemis, il suffit de créer quelque chose”, certifie l’ex-président des USA Thomas Woodrow Wilson. Et il est aussi de notoriété publique qu’en Algérie le Premier doit s’appeler Pierre ou Jacqueline ou ne réussir, pour être respecté, que s’il fuit aux USA ou en Europe.  Ainsi donc, la compréhension du mal impose la connaissance de sa “cause”. En médecine, l’on soigne bien une maladie, partant de son étiologie. De la même manière donc aussi, si l’on identifie valablement la cause scientifique de la difficulté d’émerger des SHS, l’on pourra alors trouver la solution, à même de les épanouir.  Les SHS n’arrivent pas à émerger, pour des raisons purement conceptuelles-épistémologiques-théoriques. Argumentons.
1- Part prépondérante de l’orthophonie en SHS. Cas unique, du fondateur de tout un département, assorti de son laboratoire de filière. En 1962, la France a laissé toutes les disciplines sauf l’orthophonie, vu qu’elle l’a créée en 1966 seulement, au sein de ses universités, en faculté de médecine ou de médecine et pharmacie. La notion de Premier est devenue un problème en Algérie, du fait que l’orthophonie est un cas unique. Dur à avaler, cet état de fait n’est toujours pas compris : comment, seule, ai-je donc pu créer tout un département en SHS, avec sa projection neuroscientifique, en médecine, en linguistique et en psychologie, afin d’être aujourd’hui au rendez-vous avec l’actualité en SHS et médicales, c’est-à-dire avec une pluridisciplinarité concrètement exercée, de surcroît, dans un modèle théorique lui-même fondateur ? 

Aujourd’hui, j’ai même acquis le niveau d’exportatrice de mon LMD (depuis 2013) vers des facultés de médecine étrangères et de porteuse (depuis janvier 2019) du projet de délocalisation de ce département illogiquement logé dans une faculté de sciences sociales (FSS), vers la faculté de médecine. Ma remise en cause de l’absurdité, liée à son intégration parmi les sciences sociales, ne date pas d’aujourd’hui. D’une cartographie purement administrative, on en arrive aujourd’hui à de très graves confusions entre cette filière, qui est purement neuro-cognitiviste avec les “ouloum lijtimaiya et le adab !”.  

LMD, un gâchis
J’ai alors demandé moult fois à la DGRSDT et à ma tutelle de me faire faire une conférence, pour expliquer le processus épistémologique pluridisciplinaire en SHS et médicales, lequel, organisé très tôt dans ma carrière, m’a permis de créer tout un département.   J’étais, à 25 ans, convaincue par le projet et son hypothèse. 
Aujourd’hui, malgré le détournement du LMD par la fraude et malgré l’exclusion concertée de mon expertise, des arrêtés ministériels habilitent “Département et Laboratoire d’orthophonie” et listent l’orthophonie parmi les filières et les écoles doctorales (ED) ministérielles. Le contenu de l’Urnop demeure intègre, poursuivant son développement, mais le contenu du département, le LMD, censé n’être sécrété que par son laboratoire de domiciliation, qui est mis en pratique par des comités dits scientifiques (CS) illégaux et illégitimes, est complètement déstructuré et corrompu, en atteste la véritable voirie pédagogique, exposée, comme si de rien n’était, à ciel ouvert, dans la plateforme dite “de cours à distance d’orthophonie”, du site de la FSS de l’Université d’Alger 2. Un superbe gâchis d’un cursus LMD, qui a pourtant les moyens d’être moderne, neuroscientifique, capable de concurrencer les cursus internationaux.

Un personnel qui n’a pas fini sa formation (j’ai produit ma première maître-assistante en 1991 et ma première maître de conférence en 1999) a eu sur les bras, par détournement du CSD par des psychosociologues, la lourde responsabilité d’exercer, gravement à mon exclusion, l’expertise en orthophonie, dont le LMD est complètement détruit, falsifié. Lors du débat autour du poster intitulé : “Participation des sciences humaines et cliniques algériennes au développement des neurosciences au Maghreb : résultats d’une expérience de 30 ans” (ouvrir ces 2 liens : https://urnop-alger2.com/personnel/pr-dr-nacira-zellal/#lg=1&slide=0 ; https://urnop-alger2.com/personnel/pr-dr-nacira-zellal/#lg=1&slide=0 ), ce, lors du 2nd Mediterranean Colloque of Neurosciences, Université Cadi Ayad, Marrakech, 13-15/12/2006, auquel j’ai participé avec Saïda Brahimi, la première maître de conférence algérienne en orthophonie et des collègues biologistes de l’USTHB, un intervenant canadien se leva et s’exprima en ces termes : “Oui, en effet, votre parcours, pour aboutir à ce résultat du croisement logique des sciences et à la formation que vous préconisez, nécessitait 30 ans.” L’interrogation ne vaut donc pas que pour l’Algérie et j’attends à ce jour, que ma tutelle ou la DGRSDT m’organise une telle conférence.   

2. Ainsi et en attendant que les responsables m’écoutent dans mon expertise de fondatrice en SHS, un historique du parcours de la création de la chaire d’orthophonie, ou du pillage à fraudes massives de l’orthophonie, vaut le détour, du simple fait que ma propre carrière pluridisciplinaire, puisque j’ai été formée dans les facultés de sciences humaines, de lettres et de médecine, épouse la genèse même tridisciplinaire de l’orthophonie. L’historique de la fondation est publié en ligne et l’œuvre est protégée à l’ONDA (2013), réunie dans le n° 11 de la RSH électronique, suite aux plagiats, aux détournements, à la corruption de mes jurys doctoraux et de mes programmes LMD et à la substitution de cours de psychologie sociale et industrielle, aux enseignements d’un soin voco-verbal théoriquement expliqué, fondé et justifié, dans chaque spécialité orthophonique. 

En Algérie, l’orthophonie évolue dans la faculté de SHS, depuis 1979-1980, année de mon retour de formation d’une faculté de médecine (Paris 6- UPMC), suite à une grave farce, qu’a tenté de nous faire gober une “coopérante” française, qui était installée aux Asphodèles en 1964, comme institutrice, mais, qui a pu s’infiltrer dans notre université, aidée par des binationaux, tous psychosociologues, alors qu’elle n’avait aucun titre académique en orthophonie, vu que son pays où elle n’aurait jamais pu agir de la sorte n’en a créé le département des facultés de médecine et pharmacie qu’en 1966. J’eus le privilège de poursuivre ces grandes études-là, formée par les inventeurs même de la discipline, parallèlement au cycle licence, maîtrise et DEA de sciences du langage et au doctorat de 3e cycle de linguistique générale et appliquée (1975-1979), entrepris à Paris 5, suite à la licence d’anglais (1973, qui me fera découvrir la linguistique) et du tronc commun de psychologie de 2 ans (1973-1975, qui me fera découvrir la psychologie de l’intelligence). 

En fait, j’étais comme orientée vers la psycholinguistique, dès mon adolescence même (probatoire lettres, 1968, et baccalauréat sciences expérimentales, 1969). 
Cette institutrice étrangère et ses soutiens binationaux firent appel aux orthophonistes françaises, qui étaient praticiennes de 1975 à 1979, au service d’ORL du CHU Mustapha, pour enseigner le soin orthophonique, du fait qu’ils l’ignoraient. Dès que j’ai compris que les oppositions à mon projet 1979 de créer le département autonome assorti de son laboratoire n’étaient qu’une question de nationalité, je me suis alors rebellée, du haut de ma jeunesse, par la force du projet qui m’animait et surtout par nationalisme. 

Chinoiseries
En effet, non seulement, ces praticiennes françaises en CHU détenaient le strictement même diplôme d’orthophonie de Paris 6 que le mien, jouissant d’un très gros respect, mais aussi, elles n’étaient ni docteures ni inscrites en thèse d’État ès lettres et sciences humaines, que je soutiendrai en 1986, à l’âge classique du DEA, en aphasie, inaugurant le concept de neuropsycholinguistique, de façon précoce. Cela décidera du sort de l’orthophonie,  qui deviendra, 40 ans plus tard, un département doté de son laboratoire, un laboratoire porteur des 2 critères de base de la scientificité de la discipline, à savoir : 
– 1) l’unique test algérien international disponible depuis l’indépendance, le “MTA”, fruit du projet CMEP toulousain 91MDU177, de coopération algéro-française, co-dirigé par l’auteur même de la version originelle, le “MT86”, publié en 1992 par l’Ortho-Édition-France et moi-même) ; -2) de la Thèse thérapeutique neuropsycholinguistique, largement publiée à l’international et retenue par des éditions comme Direct Science, Blackwel & Wiley et le Web of Science. Dès mon retour de formation à l’ex-ISS de l’Université d’Alger (Caroubiers), affrontant, très jeune mais bien avisée, toutes sortes de pratiques maffieuses et de chinoiseries, qui (à ce jour d’ailleurs) visent à me stopper dans mes projets prolifiques, j’ai totalement refondu, tout en dénonçant (émissions ENTV, articles médiatiques, colloques…) l’illégalité, la non-conformité et le faux de la demi-licence de deux ans rattachés au tronc commun de deux ans de psychologie (sociale de surcroît, en retard donc de 50 ans sur la psychologie cognitive, qui fait l’actualité en SHS), au programme quasi vide que l’institutrice française imposera durant deux ans (promotions d’une dizaine de “diplômés hybrides” 1977 et 1978), avant sa refonte totale dès mon retour de formation (1979). En complicité avec les psychosociologues de sa génération, qui ont même pris stupidement l’orthophonie pour la “psychopathologie du langage”, cette institutrice sera à l’origine de deux graves hérésies académiques, touchant un secteur de santé publique, que l’Algérie ne peut pas importer : 
1- Création unique au monde, l’orthophonie fut confondue avec les trois classiques spécialités, de deux ans chacune, de la licence de psychologie : clinique, scolaire et industrielle, puisque ces apprentis sorciers la proclamèrent “quatrième spécialité psychologique”, sauf que… “orthophonie” est un substantif et non un adjectif qualificatif du vocable psychologie ! Sauf aussi, et plus grave, qu’ils firent délivrer le titre hybride de “Licence de psychologie option orthophonie”, en violation du décret du JO n° 44 du 23 février 1973 qui crée le “diplôme d’orthophoniste” et du décret du JO n°32 du 2 juin 1987 qui crée la “licence d’orthophonie”. Ce deuxième décret a été obtenu suite à mes démarches auprès de la présidence de la République, justifiées par le projet de créer le magistère d’orthophonie (arrêté 187 du 29 août 1987), challenge historique de ce fameux projet-là, qui déboussolera totalement la communauté des inventeurs de “magie noire”, au point qu’en 2009, ils ont quand même pu le détruire, le livrant sauvagement à sa première sortante, qui le tuera, mais, fort heureusement, là aussi, après ma production de tous les enseignants d’orthophonie du pays.

En SHS, un magistère poursuit, en effet, la licence et non le diplôme ! Cela veut dire que tous les titres de licence octroyés de 1977 jusqu’à la création de la licence d’orthophonie autonome habilitée par l’arrêté ministériel n°490 du 17 août 1999, de baccalauréat plus quatre ans, due au fruit du magistère 1987, qui produira tous les maîtres assistants en orthophonie du pays, spécialistes de chaque trouble voco-verbal, selon la classification des spécialités orthophoniques (OPU 1982), sont non conformes, illégaux. L’obtention du complément de l’appellation du département de psychologie et de sciences de l’éducation sous la forme Département de psychologie, de sciences de l’éducation et d’orthophonie n’aura lieu que quatre ans plus tard par l’arrêté n°02 du 3 décembre 2003, et la création du Département d’orthophonie n’a pu avoir lieu que 12 ans plus tard, après un combat de tranchées (arrêté 459 du 16 juillet 2015). La licence 1999 fonctionnera jusqu’en 2014, laissant place à la licence LMD 2007, lancée à l’annexe Beni Messous, avant sa contrefaçon suite à son détournement, à mon insu, en 2009-2010, par mes deux propres étudiants, mais en psychologie et non en orthophonie, relais de l’institutrice française, qui veulent par la fraude un retour à leur fausse demi-licence des années 70 (juste donc pour “valider” leur profil de base “hybride”)…

En effet, ils ont gravement remplacé le L2, prérequis logique et compétent du L3, par la stupide deuxième année de tronc commun de psychologie sociale, et la formation en orthophonie devient réduite à sa portion congrue à l’heure où dans le monde la graduation d’orthophonie est d’au moins cinq ans. Depuis leur arrêté n°276 du 7 septembre 2010 validant une pseudo-licence LMD dite “d’orthophonie”, qui sacrifie des promotions entières de licenciés, qui grossissent les rangs des chômeurs, lorsqu’ils ne sont pas récupérés par les faux masters et les fausses offres doctorales auto-attribuées, sans laboratoire de domaine et de filière de domiciliation, l’Urnop est la seule entité de recherche en orthophonie du pays, c’est donc comme si l’on pouvait être docteur en chimie d’un laboratoire de mathématiques. Pour pouvoir réaliser tous ces graves délits pédagogiques en série, ces deux faussaires se sont cherché des “forces” auprès de la masse de semi-instruits, ex-occupants des CS, qui, fragiles de par l’indigence de leurs CV, sont donc vulnérables, pouvant traduire facilement leurs pensées négatives en agressivité. La création du département rend toutefois, depuis 2015, caduque et inutile leur illégale et non conforme deuxième année faite de généralités psychosociales.

À baccalauréat + 5, leur sortant des masters non moins illégaux ne sait même pas comment définir ni utiliser le “MTA”, seul test algérien-universel, disponible en Algérie depuis l’indépendance ! Je me demande bien comment il pose son diagnostic du trouble voco-verbal ! Leurs “colloques-mascarades budgétivores, soutenus par une administration corrompue et complice, sont alors de véritables “bals chez Madame de Beauséant de Balzac”. Ces dénonciations me vaudront une série d’infectes actions collectives, qui n’excluent ni la calomnie ni la diffamation, à ce jour, organisées par les “vestiges-relais” de l’institutrice française, aux fins de tenter de m’intimider, voire d’impressionner des responsables “impressionnables”, mais sans que, pour autant, cela me freine dans ma connue et reconnue créativité prolifique. 

Hérésie académique
2) Pire, l’orthophonie fut pressentie, lors des travaux, que l’on m’a cachés, sur la carte universitaire (Sidi Fredj, mai 1985), pour être réduite en une “mini-formation” d’une année appelée bêtement et en toute ignorance “psychopathologie du langage”, rattachée comme une “sous-spécialité de la spécialité psychologie clinique” ! Complot que je pus aussitôt déjouer, les surprenant au bon moment, mettant ensuite les bouchées doubles, pour soutenir la thèse ès lettres et sciences humaines (1986, Paris 3, mise en ligne, qui est devenue, aujourd’hui, le “Traité d’orthophonie”, OPU, 2020). C’est ce 2e doctorat qui m’a permis de créer, dans sa thématique même, le magistère d’orthophonie (1987). 
3) Refonte totale, dès 1979, de la demi-licence vide, appelée “orthophonie”, aux fins de contribuer à élever le niveau des SHS par l’innovation, les neurosciences cognitives. Prenant le taureau par les cornes, j’ai “renversé” dès septembre 1979, prenant en route la 3e promotion, qui était en cours et celle qui démarrait sa filière de
 2 ans, dont ma première maître assistante (1991) en orthophonie, qui, aujourd’hui et depuis 5 ans, dirige à ma place mon projet-département, comme présidente cooptée, en complicité avec les 3 psychosociologues qui m’y ont poursuivie au lieu de créer “leur psychopathologie du langage”, dans leur département, du CSD trafiqué au grand jour, dont elle me cache tous les PV et même sa composition exacte, le contrefaçonnant de jour en jour. Dès 1979, l’étudiant fut mis en contact, pour la première fois, avec le patient dans une formation clinique très diversifiée. Ce célèbre cours hospitalier sera publié à l’OPU, en 1992, dès qu’il fut livré en pâture à ma première maître-assistante, en contrepartie de son recrutement et la SAOR fut créée dans sa revue, ce cours clinique et ses consultations. Le cours de phonétique orthophonique arabe, qui compte une classification des troubles à travers la critériologie linguistique, publié à l’OPU en 1984 et, surtout, le cours, qui dérangera le plus, définition de l’orthophonie, publié à l’OPU en 1982, lui aussi mis en ligne sous ses 3 formes : en français, traduit en langue arabe par mes étudiants et mis à jour en 2015. Ce 3e cours fut, dans son temps, très précoce et d’extrême importance, car il fera “la révolution”, prouvant que l’orthophonie n’est pas une “spécialité psychologique”, mais qu’elle a ses propres, diverses et très grandes spécialités ! Dans cet ouvrage, pour la première fois, elles ont été théorisées et classées, pour enrayer la double hérésie académique de l’institutrice étrangère, qui finira, comme pour s’absoudre, face à mes dénonciations, par reconnaître elle-même, qu’il ne s’agissait que d’une “formation spécifique” (… à l’Algérie donc !). Les 2 promotions de demi-licenciées (1977 et 1978, une douzaine de sortantes, dont celles qui firent le tronc commun de psychologie avec moi et dont la plupart refera la formation française (en catimini), tomberont mes élèves, en DEA de psychologie (1979-1981), ce qui… n’arrangera pas les choses…

Afin de comprendre ce qui suit, je consigne le fait que ma première thèse a trait à l’acquisition, base des apprentissages et la deuxième thèse a trait à la destruction de ce même processus cognitif, dans un tableau d’aphasie. À l’époque, je n’avais pas le recul d’aujourd’hui, mes 2 doctorats étaient liés épistémologiquement et je ne le savais pas. Cela me permettra d’encadrer des thèses, y compris de médecins et de tenants des langues, dans les diverses spécialités orthophoniques, psychologiques et des sciences de l’éducation. Dans la 2e partie de cet article, j’exposerai les conséquences de la gestion d’un projet par quelqu’un d’autre, que celui qui l’a créé. Dans le cas particulier du sabotage des neurosciences cognitives, créées par l’orthophonie, par ceux-là même qui devraient les développer, j’argumenterai scientifiquement la difficulté des SHS d’émerger en Algérie. 

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